Le Magazine de la Mer

Mois : janvier 2021

CORDAGE MARIN : 7 NŒUDS À CONNAÎTRE

Il est essentiel de connaître les nœuds marins indispensables pour remorquer et s’amarrer. Il existe plusieurs façons de le faire : nœud plat, nœud de grappin ou encore de cabestan…  

Nous allons vous présenter ici ce qu’il faut savoir sur le cordage marin (et non sur la corde wakeboard 😂)et notamment les nœuds à connaitre avant de prendre la mer. Il en existe 7 au total :

Le nœud en huit

Le nœud en huit est un nœud d’arrêt à la fois simple à réaliser et à défaire. Il est particulièrement utiles par exemple dans les situations suivantes comme : s’amarrer en urgence, éviter à un cordage de s’effilocher, donner du poids à l’extrémité d’une écoute pour éviter qu’elle ne file à travers les poulies.

Le nœud de chaise

Le nœud de chaise permet de former une boucle qui ne coulisse pas. Il est très utile sur un bateau, surtout pour l’attache des voiles.
Ne pouvant donc être défait quand il est sous tension, il a cet avantage d’être très solide.

Le nœud plat

Le nœud plat est un nœud connu pour sa simplicité de réalisation.

C’est un nœud d’assemblage permettant de réunir deux cordages au diamètre identique. Si ce n’est pas le cas, il peut avoir tendance à glisser quand il est en tension. C’est pourquoi ce noeud devrait être utilisé comme un nœud provisoire. En revanche, lorsqu’il est trop serré, il est terriblement difficile à dénouer.

Le nœud de cabestan

Le nœud de cabestan est un nœud d’accroche parmi les plus courants. Il ne peut être sûr que lorsqu’il est en tension permanente. En cas d’à-coups, il aura tendance à glisser.

Ce type de noeud s’utilise comme cordage tendu de manière permanente et accroché à une partie fixe. Cela peut être pour arrêter un pare-battage par exemple. Dans ce dernier cas, il est préférable de le sécuriser avec une demie-boucle.

Le nœud de grappin

Le nœud de grappin est un nœud d’amarrage qui sert généralement à attacher un cordage à un anneau. En effet, celui-ci présente plusieurs caractéristiques intéressantes : simple à réaliser, résistant et sûr, celui-ci ne glisse pas, il n’abîme pas ce qu’il serre.

En revanche, il peut se révéler très dur à défaire, ce qui le rend parfait pour relier une ancre à une ligne de mouillage.

Le noeud tour mort et deux demi-clés

Le nœud tour mort et deux demi-clés ressemble au nœud de grappin mais se différencie en raison de caractéristiques différentes : réalisation rapide et possible même sous tension, facile à dénouer, même si le cordage est sous tension, résistant et solide.

Ce nœud  est utilisé pour la fixation d’un pare-battage, l’attache d’un cordage à un anneau de quai ou l’amarrage d’un bateau.

Le nœud pomme de touline

Le nœud pomme de touline a la fonction d’alourdir temporairement et de façon significative une amarre qui est ensuite bien plus aisé à lancer.

Le nœud pomme de touline est le nœud qui demande le plus de pratique avant de pouvoir le réaliser correctement. Sa réalisation étant aujourd’hui plus esthétique qu’autre chose, elle peut se faire en s’aidant d’une bille centrale.

Comment choisir un bon antifouling ?

Un antifouling, c’est quoi ?
C’est une peinture qui libère des toxines permettant de ralentir le développement d’algues et de coquillages sur la carène du bateau. Pour cela, la peinture antifouling doit être renouvelée chaque année à l’occasion du carénage.


A quoi cela sert-il ?
Il protège le matériau donc la surface du bateau et évite les salissures sur la coque et les conséquences éventuelles

Comment bien choisir un antifouling ?
Afin de choisir l’antifouling le plus adapté, il existe plusieurs critères à prendre en compte :

  • Le type de bateau
  • La vitesse de navigation
  • La zone géographique du mouillage
  • La nature des couches de peintures existantes

Où acheter de l’antifouling ?
Vous pouvez en trouver dans des magasins spécialisés voire dans des sites experts dans le nautisme au rayon accastillage


Les différents types d’antifouling sur le marché
Antifouling érodable ou auto polissant :
L’antifouling possède une résine soluble composée de substances actives qui repousse et freine le développement de salissures.
Une fois à l’eau, le film de peinture s’use à cause du frottement de l’eau sur la carène laissant toujours une couche active de biocides a la surface. 

Durant la saison de navigation, ce type d’antifouling assure une grande efficacité, une surface lisse et douce et évite l’accumulation des couches d’antifouling sur la coque. La saison d’après, la couche de rénovation peut être appliquée directement. En revanche, l’érodabilité d’un antifouling pose problème dans quelques cas : pour les bateaux mouillant en eau stagnante, immobilisés depuis longtemps, navigant dans des zones à fort courant, et pour les vedettes rapides (au-dessus de 25 nœuds).


Antifouling à matrice dure :
L’antifouling possède de la résine à haute teneur en composants insolubles dans l’eau qui leur confèrent des propriétés de robustesse et de résistance. Cette teneur élevée en substances actives et leur diffusion constante dans l’eau assurent une forte protection antifouling. Ce type d’antifouling est parfait pour les bateaux à moteur rapides, les remorqueurs, les bateaux dans les ports et ceux à l’échouage lors des marées. 

Les avantages et inconvénients de chaque famille d’antifouling
L’Antifouling matrice dure :
– Forte résistance face aux agents extérieurs, à l’abrasion, au sable, à l’échouage ou au transport sur remorque.
– Recommandé dans les zones à marées et pour les grandes traversées.
– Robuste et durable pendant toute la saison.
– Nécessite un ponçage après la saison.


L’Antifouling auto-érodable :
– Relargage contrôlé des substances actives au cours de la saison.
– Fonctionne d’une manière graduelle durant la saison.
– Maintenance simple avec peu de temps de préparation requis.
– S’abîme avec la vitesse du bateau (frottement de l’eau).
– Permet de garder une carène lisse et propre.
– Ne convient pas pour les grandes traversées ou pour les bateaux longuement immobilisés.

Quelle matière choisir pour son cordage marin ?

Le choix de la fibre du cordage marin est indispensable. La matière détermine, en effet, en grande partie les performances, la durabilité et la fiabilité du cordage. Chaque fibre présente des caractéristiques spécifiques qui favorisent un usage bien spécifique. Vous trouverez dans cet article les différents caractéristiques pour chaque matière.

  • Le cordage en polyester

C’est la fibre la plus utilisée dans la fabrication de cordages marins offrant un bon rapport qualité/prix. Le polyester est utilisé pour la confection d’amarres, de drisses ou d’écoutes, mais aussi pour certains gainages.

Sa grande résistance au ragage, au milieu aquatique ainsi que son allongement modéré en sont les principaux avantages. Par ailleurs, la fibre polyester peut supporter une forte exposition aux UV ou un trempage prolongé dans l’eau de mer sans être abîmé ! Ce type de cordage reste souple en cas d’immersion et sèchera facilement une fois sorti de l’eau, un avantage très apprécié par les marins car le polyester n’est pas flottant.

  • Le cordage en polyamide

Cette fibre est principalement utilisée pour la confection d’amarres, de lignes de mouillage ou encore de garcettes. Elle offre une élasticité supérieure à celle du polyester qui lui donne une très bonne capacité d’absorption des chocs et de résistances aux surcharges occasionnelles.

Ce sont ces propriétés qui font du polyamide une excellente matière pour les cordages d’amarrage ou de mouillage. Cette matière offre une excellente résistance aux frottements ainsi qu’une résistance modérée aux UV. Par contre, le polyamide est non flottant et absorbe rapidement l’eau, ce qui peut rendre compliqué la manipulation après l’immersion.

  • Le cordage en polypropylène

Les fibres en polypropylène sont essentiellement utilisées en milieu marin pour leur flottabilité. Ce sont d’excellents bouts pour le remorquage par exemple. Elle convient parfaitement à la confection de petits cordages destinés à la pêche industrielle ou de loisirs. Prix peu élevé, le polypropylène souffre par contre d’une faible résistance aux UV qui nuit largement à sa longévité en milieu marin.

  • Le cordage en dyneema

La fibre dyneema est faite d’une matière très appréciée dans le milieu nautique pour ses performances exceptionnelles. Elle est principalement utilisée pour la fabrication de drisses, d’écoutes ou de câbles textiles. Avec une forte résistance aux UV, elle est aussi adéquate pour la conception de gaines.

Les cordages en dyneema sont très appréciés des professionnels grâce à sa légèreté et à sa forte résistance à la rupture. 

  • Le cordage en kevlar

Le kevlar est une fibre utilisée dans la fabrication de cordages hautes-performances. Cette matière est très appréciée pour son excellente solidité. Malgré sa charge de rupture élevée et sa très grande résistance à la chaleur, le kevlar voit ses performances limitées dans le temps : il n’est pas tolérant aux UVni à l’humidité. Sa faible longévité pour un prix assez élevé en fait une fibre très couteuse et surtout conseillée aux professionnels qui ont besoin de cette performance élevée.

Chaque fibre présente des caractéristiques uniques, il n’existe donc pas de « meilleure matière » ou de fibre universelle pour l’ensemble de vos cordages : votre sélection se fera selon vos besoins et l’utilité du bout en question. Par exemple, les fibres polyester et polyamide sont idéales pour les cordages d’amarrage et de mouillage grâce à leur élasticité et résistance supérieure, notamment pour le passage dans un davier . A contrario, le polyester haute ténacité ou le dyneema seront plus adéquates pour des drisses ou des écoutes.

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