Le Magazine de la Mer

Mois : décembre 2020

Quelle carte marine choisir pour ma navigation ?

Les cartes marines est un élément indispensable pour tout navigateur et sont donc par ailleurs obligatoires pour toute navigation au-delà de 2 milles de l’abri (en format papier ou en format numérique).

Attention, il faut noter que ces cartes doivent être à jour. Vous pourrez retrouver toutes les corrections faites et regroupées dans le « Groupe d’avis aux navigateurs  » sur le site du SHOM. Vous pourrez y retrouver toutes les modifications à reporter sur vos cartes, ainsi que des calques pour vous faciliter la vie.

Il existe plusieurs types de cartes marines mais il est bon de savoir quelle carte marine choisir suivant la zone et le type de navigation envisagée ?
Il y a trois échelles de cartes repérables par leurs couleurs qui changent.

Les cartes de couleur verte :

ce sont des cartes « routières » et leur échelle va de 1/1 100 000 à 1/300 000.

Elles ne servent que pour les traversées. Elles ne permettent pas de s’approcher de la côte à moins de 10 milles.

les cartes de couleur rouge :

leur échelle se situe entre 1/60 000 et 1/40 000 et permettent de longer les côtes, tout en restant à une distance raisonnable d’environ 5 milles, on pourrait les nommer en « cartes de pilotage hauturier ».

les cartes de couleur jaune :

leur échelle va de 1/25 000 à 1/10 000 et servent à la navigation côtière. Ces cartes sont très détaillées et contiennent l’ensemble du balisage et la disposition des ports. Ce sont des cartes idéales pour le cabotage.

En plus du balisage et des sondes, vous trouverez sur ces cartes divers renseignements importants :


– La date et les corrections que vous retrouverez en bas de carte
– Le système Géodésique : cela dépend de la région où a été conçue la carte. Par exemple, en Europe, nous avions l’ED50 (European Datum 50) qui est remplacé maintenant par le  WGS 84 qui est un système spacial mondial adapté à l’utilisation du GPS. Attention quand vous comparez 2 cartes (il a un écart d’environ 150 m entre une carte ED50 et une WS84 en France métropolitaine) ou même entre une carte WGS84 et le GPS (environ 20 m),   il faut qu’ils soient sur le même standard.
– Le type de sondage : sa date et son échelle, par exemple « 1890 sondage au plomb 1:30 000 » signifie qu’un relèvement a été pratiqué tous les 300 m en 1890 avec un fil à plomb. Ces sondages sont maintenant remplacés par des dragages hydrographiques ou des sondeurs verticaux qui permettent un maillage plus fin.
– L’encart des courants de marée par zone symbolisées par des lettre majuscules (A, B, C…)
– la liste et l’explication des symboles utilisés.

RIPAM : le règlement pour la prévention des abordages en mer

Les remorques bateaux: comment ça marche ?

Vous venez d’acquérir un bateau pour la première fois et vous appréhender sa première mise à l’eau ainsi que le remorquage après une journée en mer.

Vous trouverez ici tous nos conseils qui seront utiles aux conducteurs de remorque bateau qu’elle soit routière ou immergeables.

Il existe autant de modèles de remorques que de bateaux et le choix n’est pas à faire au hasard. Il est donc indispensable de demander des conseils à votre des experts en bateaux et en remorques en apportant un maximum d’informations concernant votre bateau.

  • Le nom du bateau ou la référence
  • Forme de la carène 
  • Le poids du bateau avec tout l’équipement
  • Les dimensions

Voici les trois premières règles de sécurité à adopter lors de la mise à l’eau du bateau ou lors du chargement de celui-ci:

  • Actionnez le frein à main de votre véhicule et de votre remorque (s’il s’agit d’une remorque routière freinée – PTAC = ou > à 750 Kg)
  • Arrêtez le moteur de votre véhicule tracteur
  • Enclenchez une vitesse pour plus de sécurité

Première étape :

  • Positionnez votre remorque porte bateau de préférence au centre de la cale de mise à l’eau en marche arrière
  • Retirez la plaque d’immatriculation avec les feux de circulation de la remorque (ou déplacez-la vers l’extérieur pour les remorques immergeables)
  • Désanglez le moteur (pour les modèles hors bord pensez à toujours le relevé avant la mise à l’eau)
  • Désanglez le bateau

Deuxième étape :

  • Reculez la remorque jusqu’à ce que la surface de l’eau atteigne au maximum le niveau de la jante des roues de remorque.

Attention : N’immergez pas les moyeux car après le trajet sur route, les roulements sont encore chauds. Le contact avec l’eau de la mer va créer une dépression qui aspirerait de l’eau à l’intérieur des roulements.

  • Poussez le bateau par l’avant pour le faire redescendre de votre remorque. 
  • Une fois votre bateau dans l’eau, les possesseurs de treuil peuvent enlever la sangle de l’anneau d’arrimage de l’embarcation. 
  • Sortez la remorque de la cale et allez garer votre véhicule sur un emplacement prévu à cet effet. 

Deux solutions s’offrent à vous:

Afin d’éviter que votre embarcation ne vienne frapper contre les bords en béton ou en bois, ou de venir s’échouer sur la pente :

  • Soit votre cale de mise à l’eau est équipée de taquets où vous amarrez votre bateau le temps d’aller vous garer
  • Soit vous êtes au moins 2 et votre aide reste les pieds dans l’eau pour tenir le bateau. 

La sortie d’eau votre bateau sur la remorque

  • Pour remettre votre bateau sur la remorque, centrez votre remorque par rapport à la cale de mise à l’eau
  • Mettez le frein à main sur votre véhicule
  • Arrêtez le moteur et enclenchez la première vitesse pour éviter de reculer au moment du chargement
  • Libérez le treuil et déroulez le câble afin que le crochet dépasse d’une vingtaine de cm les rouleaux centreurs
  • Présentez le bateau en poussant en premier l’arrière de l’unité
  • Attrapez et accrochez enfin le crochet et commencez à treuiller doucement et de façon régulière sans acoups jusqu’à ce que le bateau dépasse les premiers rouleaux.

L’effort à fournir dépend non seulement du poids du bateau mais aussi de la qualité du treuil équipé sur votre remorque.

  • Une fois le bateau correctement positionné sur ses rouleaux porteurs, arrimez le bateau à la remorque.
  • Profitez-en pour actionner la pompe de cale ou retirer le bouchon du nable 
  • Pour finir, rincez abondamment votre remorque à l’eau claire après chaque usage

Le rinçage à l’eau claire est une habitude à adopter à chaque usage si vous souhaitez conserver sur la durée votre remorque. Pensez donc à bien rincer l’intégralité du châssis ainsi que les moyeux et l’intérieur des tambours.

Protéger votre bateau pendant l’hiver

Le froid s’installe progressivement avec des températures qui diminuent chaque jour. Bientôt fini l’automne, accueillons l’hiver avec de bonnes ondes en protégeant bien tout ce qu’il y a à protéger. Et pour tous les détenteurs de bateau, vous trouverez ici un guide vous expliquant les bonnes pratiques afin de protéger votre bateau des aléas de l’hiver et du temps.

Tout d’abord, sachez que protéger son bateau est primordial durant la période hivernale. En effet, cela permet de le conserver dans la durée en moyenne 10 à 15 ans de plus environ. Ce n’est donc pas une action à prendre à la légère.

Le premier réflexe à avoir est d’enlever les appareils électroniques (VHF marineGPS marinEchosondeur…), vos accessoires de loisirs nautiques (Paddles, Wakeboard, bouées tractée …), ainsi que votre matériel de sécurité (gilets de sauvetage, fusées de détresses, extincteurs …) afin de prévenir les vols mais aussi la détérioration de vos objets avec le sel et du temps.



Pour les voiliers, il faudrait penser à enlever les voiles et les stocker dans un endroit sec après les avoirs bien rincés à l’eau douce.

  • Mettez plusieurs déshumidificateurs dans la cabine afin de la préserver de l’humidité hivernale.
  • Protégez vos coussins, vos couchettes et le bois des UV et de la poussière.
  • Nettoyez également la coque de votre bateau à l’eau douce ainsi sur le pont
  • Vérifiez l’étanchéité de vos hublots, et pour les voiliers, graissez les winchs
  • Si vous avez la possibilité, n’hésiter à passer durant la période d’hivernage sur votre bateau afin de répéter l’opération et de le protéger un maximum votre bateau.
  • Fermez les entrées d’eau présent sous le bateau évitant les remontés pouvant pousser au naufrage de celui-ci.
  • Traitez les toilettes avec les produits qui conviennent. 
  • Videz les réservoirs d’eau douce et gazole afin que les résidus évitent également la création de bactéries néfastes. Vous pouvez même bâcher la carène si vous choisissez un hivernage en cale sèche.

En ce qui concerne les bateaux à moteur, enlevez tout ce qui la batterie et la mettre à l’abri dans un garage. Pour ne pas qu’elle se dégrade, il faut la re-charger 1 fois par mois. Cette intervention mensuelle permettra à la batterie bateau de ne pas atteindre son seuil critique de déchargement et ainsi de garder ses cycles de charge et de décharge fonctionnelle.

Pensez également à vérifier que les anodes ne soient pas trop détruites. Durant votre absence, même sans batterie, sachez que du courant passera dans le bateau. Il est donc important à veiller à avoir des anodes en bon état auquel cas, le bateau se désagrégera.

Laissez quand même une petite batterie de service connectée à la pompe de cale.
Il vaut mieux prévenir que guérir 😉

Comment choisir son pare-battage ?

Protéger son bateau est important et notamment lors de l’accostage ou à quai. Pour cela, il suffit d’installer des pare battages adaptés à votre bateau qui vont permettre de l’amortir en cas de choc. Vous trouverez dans cet article tous les conseils essentiels à la bonne mise en place de pare-battage.

Combien de pare-battage pour mon bateau ?

Il est normalement recommandé d’avoir six pare-battages à bord : au moins trois par côté du bateau. Prévoyez aussi en plus un pare-battage “volant”, qui est un pare-battage que vous n’allez pas accrocher et qui vous servira pour amortir ponctuellement un endroit du bateau en cas d’un raté sur la manœuvre. C’est d’autant plus vrai si vous êtes en voyage car vous ne connaitrez pas les ports ou les endroits pour vous amarrer. Le pare-battage volant peut donc être très pratique dans ce genre de situation.

Quelles sont les dimensions pour les pare-battages ? 

La dimension du pare-battage dépend de la taille de votre bateau. La longueur du pare-battage doit correspondre à environ 75% de la hauteur du franc-bord du bateau.
Nous vous recommandons de respecter cette taille minimale pour vos pare-battages, sinon ils perdront largement en efficacité.

Comment gonfler mon pare-battage ?

La pression recommandée est de 0.2 bars.

Si le pare-battage est sous-gonflé, il ne pourra pas amortir suffisamment les chocs et pourrait s’abîmer plus vite.

A l’inverse, si le pare-battage est trop, il n’amortira pas assez les chocs. Il doit toujours rester un peu mou, il doit s’enfoncer légèrement lorsque l’on appuis dessus à la main.
Il est recommandé d’avoir une petite pompe manuelle pour gonfler vos pare-battages même à bord de votre. Vous pouvez également faire gonfler vos pare-battages dans la plupart des magasins équipés de compresseur.

Où placer mon pare-battage sur mon bateau ?

On installe toujours au moins un pare-battage au maître-bau du bateau, c’est-à-dire à son endroit le plus large, et ce, des deux côtés. C’est le premier endroit généralement qui vient frotter lors de la manoeuvre. Ensuite, selon la forme et la taille de la coque, on installe deux pare-battages de part et d’autre du maître-bau. Par ailleurs, selon la manoeuvre prévue, on peut également placer un pare-battage à un endroit précis de la coque dont on pense qu’il peut venir frotter.

Comment et où les fixer ?

Préférez une fixation sur les chandeliers ou sur le rail de fargue si votre bateau en est doté plutôt que des filières. Vous pouvez aussi créer des points fixes avec des taquets de tournage.
Le noeud de fixation du pare-battage est le noeud de cabestan : il est facile à réaliser même à une main si on le sécurise avec une ou deux demi-clés. Pour encore plus de simplicité et de rapidité, vous pouvez équiper vos pare-battages de fixation adaptées.

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